Suivi Conjoint de DyDev dans le sous bassins de Kondala et Mouina : une réponse à la pénurie des légumes verts et à l’exode des jeunes en saison sèche

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L’entretien avec les bénéficiaires des actions des sous bassins de Kondala et de Mouina, dans le cercle de Tominian s’est déroulé dans le village de Kanséné. Situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Tominian, les bénéficiaires étaient réunis  à la place publique du village. A l’instar des autres localités, les activités planifiées par le programme ont été réalisées au bénéfice des  populations. C’est avec une satisfaction indescriptible que les présidents des comités GIRE de deux sous-bassins ont présenté l’ensemble des activités réalisées.

Les femmes aussi ont eu leur part plus belle. ‘’DryDev a renforcé notre autosuffisance alimentaire et créé de l’emploi pour nous les femmes. Avant ce projet, nous n’avions pas d’activités après la campagne agricole. Le périmètre aménagé a permis d’absorber le chômage. Nous avons trouvé du travail dans le périmètre. C’est un lieu de retrouvaille pour nous les femmes du village. Ce projet a renforcé la cohésion sociale par le vivre ensemble. L’argent que nous trouvons dans la vente des produits nous permet de subvenir à nos propres besoins financiers, celui de nos enfants. Cela a contribué à diminuer les conflits entre nos époux et nous, car nous ne les demandons plus d’argent’’ a témoigné Marie Madeleine Keïta.  Selon M. Nouhounzo  Roger Dembélé, président du Comité GIRE du Mouina, le projet DryDev a apporté un changement dans les habitudes alimentaires des populations.  On ne trouvait les légumes verts et les agrumes et les fruits qu’à l’hivernage. Aujourd’hui, les périmètres maraichers érigés ont renversé cette tendance. Les sources de revenus se sont multipliées et le nombre de candidats (filles et garçon) à l’immigration vers les centres villes a diminué. DryDev est un stimulateur de l’économie locale, outre l’augmentation des revenus dans les champs, la diversification des cultures, le développement et la valorisation des chaines de valeurs céréalières ont eu des effets bénéfiques sur la vie des habitants. D’autres secteurs porteurs comme l’apiculture, l’aviculture, la pisciculture ont été valorisés tout en renforcement l’économie locale.

Les conflits latents et ouverts entre agriculteurs, agro-éleveurs et éleveurs ont diminué grâces à la délimitation des couloirs de passages des animaux. Les chefs de villages et les notables n’ont plus à l’ordre de jour  des réunions de médiations entre éleveurs et agriculteurs. Les techniques agricoles promues, les comités installées et reconnus de toutes les autorités locales, administratives, les coopératives des femmes légales, dotés et formés en gestion, sont des modèles qui ont fait des preuves. Ces groupements socio-professionnels, sont disposés à ne faire une lâché prise même si le programme venait de finir. La nécessité qui s’impose est d’introduire le niveau territoire c’est-à-dire, élargir les systèmes à d’autres villages.

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